50 € à 110 € le m², posé
Enduit chaux-chanvre : pour quelle cave ?
La situation type : Un sous-sol en pierre ou en pisé, où un isolant étanche ferait pourrir le mur.
La pose : Projeté ou appliqué en plusieurs passes, sur mur ou voûte.
Ce n’est pas un isolant comme les autres
L’enduit chaux-chanvre est un correcteur thermique avant d’être un isolant. Sa performance au centimètre est modeste — lambda autour de 0,070, soit plus de vingt centimètres pour atteindre R = 3, ce qui est irréaliste en cave.
On ne le choisit donc pas pour atteindre un seuil d’aide, mais parce qu’il est parfois la seule solution qui ne dégrade pas le mur. Sur une maçonnerie en pierre, en tuffeau ou en pisé, un isolant étanche provoque des désordres que la chaux évite.
Le principe : réguler au lieu de bloquer
Le mélange chaux-chanvre absorbe l’humidité quand l’air est chargé et la restitue quand il s’assèche. Le mur reste dans une plage hygrométrique stable au lieu d’alterner entre saturation et sécheresse — c’est cette alternance qui fait éclater les pierres tendres et décoller les enduits.
La chaux apporte en plus un pH élevé qui limite le développement des moisissures. Sur un sous-sol ancien, c’est un argument sanitaire autant que thermique.
Comment ça se pose, et pourquoi c’est long
Projeté à la machine ou appliqué à la main, en deux ou trois passes, avec un temps de séchage entre chaque. Sur un mur épais, le chantier s’étale sur plusieurs semaines — pas parce que le travail est long, mais parce que la chaux prend son temps.
Le support doit être débarrassé de tout enduit ciment antérieur. C’est souvent le poste oublié du devis, et il peut représenter un tiers du coût sur un mur qui a été « réparé » au ciment dans les années soixante-dix.
Ce qu’il faut lire sur le devis
- La nature de la chaux : aérienne ou hydraulique naturelle. Le ciment et la chaux hydraulique artificielle n’ont rien à faire ici.
- L’épaisseur totale et le nombre de passes.
- La dépose des enduits ciment existants, ligne à exiger.
- Le délai de séchage avant remise en service.
Ce que cette solution apporte
- Laisse le mur respirer : indispensable en pierre ou en terre
- Régule l’humidité au lieu de l’enfermer
- Se raccorde à tout support ancien
Ce qu’elle coûte en contrepartie
- Le plus cher du tableau
- Performance thermique modeste au centimètre
- Temps de séchage long, chantier étalé
Budget : comptez 1 000 € à 2 200 € pour 20 m² de plafond, 2 500 € à 5 500 € pour 50 m². Hors porte, trappe, traitement d’humidité et aides.
Les autres techniques, en comparaison
| Technique | Prix posé | Choisie quand |
|---|---|---|
| Panneaux de polystyrène expansé (PSE) | 20 € – 40 € / m² | Un plafond de cave béton, plan et sain, dans un budget serré. |
| Laine minérale sur ossature | 25 € – 45 € / m² | Une cave sèche, un plafond irrégulier, et du bruit à couper entre les niveaux. |
| Panneaux de polyuréthane (PUR / PIR) | 35 € – 60 € / m² | Une cave basse de plafond, où chaque centimètre compte. |
| Mousse polyuréthane projetée | 30 € – 55 € / m² | Un plafond biscornu, des réseaux partout, une voûte en pierre. |
| Liège expansé | 45 € – 90 € / m² | Une cave ancienne un peu humide, ou un projet où les matériaux comptent. |
| Enduit chaux-chanvre — cette page | 50 € – 110 € / m² | Un sous-sol en pierre ou en pisé, où un isolant étanche ferait pourrir le mur. |
Fourchettes TTC posées, hors aides, relevées le 20/09/2026. Méthode et sources